Itinérance #2

Itinérance #2

Itinérance en Bigorre pour le projet Échos

La Bigorre, les Hautes-Pyrénées et la Voie du Piémont vers Compostelle

La seconde itinérance du projet Échos nous a emmené, Clarisse et moi, sur le GR 86, le GRP du tour des Barronies et le GR 78 – la Voie du Piémont pyrénéen – à travers la Bigorre et ses paysages débordant de poésie. En pleine saison automnale, de Montréjeau jusqu’à Bagnères-de-Bigorre, ces quatre journées ont été rythmées par des couleurs chatoyantes, des ambiances appelant à la plénitude et des panoramas apaisants avec en toile de fond, la chaîne des Pyrénées.

Nous vous invitons à découvrir les différentes traces de cette seconde itinérance pyrénéenne.

Bon voyage !

Itinérance #1 | Carnet de route

Des sous-bois ombragés de la campagne autour de Montréjeau, jusque sur les hauteurs baignées de soleil surplombant Bagnères-de-Bigorre, nous avons découvert cette région du piémont pyrénéen : la Bigorre.

Profitant d’une ambiance automnale pleine de magie, de couleurs orangées et de températures exceptionnellement douces, Clarisse et moi avons marché quatre jours durant, traversant divers hameaux, villages et forêts. Contournant parfois les flancs d’une colline, ou marchant vers le sommet des premières replis montagneux, nous avons pu faire souvent face à la chaîne des Pyrénées. A sa grandeur, à sa beauté, à sa poésie. Elle qui emploie si bien les vers aux plus invisibles élans de l’âme, qui donne au temps une saveur particulière : celui de cette éternité qui du haut de ses milliers d’années, vous regarde au plus profond des yeux.

Et vous invite à prendre conscience, une nouvelle fois, que la beauté qui nous entoure doit être protégée, afin que d’autres après nous aient un jour le bonheur d’être à notre place. Et de pouvoir s’émerveiller devant une telle grandeur.

L’imposante silhouette du Pic du Midi de Bigorre, les ombres primitives du Pic de Bassia ou d’Estremère : autant de cimes qui nous semblaient à portée de main, nous qui marchions sur le GRP du tour des Baronnies, le GR 78 et la Voie du piémont vers Compostelle, après avoir effectué la jonction à Saint Bertrand de Comminges, via le GR 86. Pour mieux connaître la montagne, il est parfois nécessaire de délaisser les sentes escarpées menant aux sommets pour les admirer d’un peu plus loin et ainsi, découvrir une faune et une flore nouvelle. Un écosystème qui, au creux des vallées, surprend pas sa richesse. Du milan royal aux diverses essences d’arbre, des ânes aux vaches paissant face aux monts pyrénéens : autant de cartes postales qui ont fait de ces quatre journées d’itinérance une expérience enthousiasmante. Enrichissante.

Ces quelques journées en Bigorre ont été également pour nous l’occasion de renouer avec la magie des Chemins de Compostelle et de l’itinérance douce. Marcher au fil des flèches jaunes tout en laissant divaguer ses pensées, en profitant pleinement de chaque panorama, en découvrant des petits villages typiques, en franchissant des cols aux vues dégagées et en plongeant vers de nouvelles vallées. Autant d’instants qui nous ont rappelé ceux que nous avons connu sur le Camino francès.

Plan de notre itinérance en Bigorre

Les senteurs automnales des sous-bois et les bruits de la forêt

Marcher sur ces sentiers du piémont nous a emmené à traverser des forêts denses, dont les arbres habillent les flancs et premiers escarpements des montagnes. Mille senteurs boisées y résident et offrent un voyage olfactif qui invite le voyageur à s’évader et à retourner brièvement en enfance, par les souvenirs que ces odeurs convoquent. Les bruits de la nature y semblent plus ténus et deviennent ainsi plus familiers, à mesure que l’on avance sur le chemin et qu’on se laisse happé par la vie de la forêt. Une vie que l’on devine plus qu’on ne la voit mais dont on a le clair sentiment qu’elle nous entoure à tout instant.

La Bigorre en quelques photographies

Zoom sur Saint-Bertrand-de-Comminges et la Cathédrale Sainte Marie, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO

Notre première journée d’itinérance nous a emmené dans le petit village de Saint-Bertrand-de-Comminges, situé entre ciel et terre sur une colline au pied des Pyrénées. Nous y avons passé la nuit, dans l’agréable gîte de Marie, que nous remercions ici pour son accueil.

La silhouette élancée de la cathédrale Sainte-Marie, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des Chemins de Compostelle en France, se détache de la toile de fond composée par les bois et forêts entourant le village. Pour monter à l’édifice central et historique et ainsi, découvrir l’intérieur et notamment la célèbre salle capitulaire en bois comme le cloître donnant sur les pics de Cagire, du Gar et du Mont Sacon, il vous faudra emprunter l’escalier qui monte à flanc des parois du rocher sur lequel est posé le haut du village.

Un lieu à découvrir, implanté avec harmonie dans le piémont pyrénéen depuis l’ère romaine.

Si vous (re)découvrir les chemins de Compostelle grâce à l’agence ACIR, le GR 78 et la voie du piémont, le patrimoine mondial de l’Unesco, voici quelques liens qui vous permettront d’en savoir plus :

Le RICE : une initiative pour l'environnement et à la préservation de la qualité de la nuit.

Espace dédié à la protection de la qualité de la nuit, la Réserve Internationale de Ciel Étoilé (RICE) a installé ses quartiers au sommet du Pic du Midi qui, de ses 2.867 mètres d’altitude, domine la Bigorre et projette sa silhouette effilée au-dessus des pics voisins, comme le MontFaucon ou l’Arbizon.

Pointant du doigt la problématique de la pollution lumineuse, en grande partie due aux éclairages publics de nos grandes citées, elle aborde également cette question sous un angle nouveau : en considérant le ciel comme un patrimoine naturel et culturel, qu’il est nécessaire de protéger.

La RICE s’est donc donnée pour mission de travailler à l’éducation du public et à la mise en place d’un éclairage responsable : ainsi, 247 communes des Hautes-Pyrénées se sont engagées dans une démarche de responsabilisation de l’éclairage public (mise en place de solutions d’éclairage économiques et durables), ce qui représente pas moins de 65% du département, soit 3.300 kilomètres carrés où la lumière artificielle n’est plus une source de pollution lumineuse. Ou tout du moins, a baissé en intensité.

Ajoutez à cela une volonté de recherche quant à la biodiversité nocturne sur le territoire, la Réserve Internationale de Ciel Étoilé du Pic du Midi de Bigorre est une initiative qu’il nous est apparu naturel de mettre en avant, lors de notre compte-rendu de cette itinérance à travers le piémont pyrénéen.

Pour en savoir plus sur la RICE :

Réserve internationale de ciel étoilé
Parc National des Pyrénées de Tarbes

Itinérance #2 | Le Parc National des Pyrénées

Quelques heures avant de prendre le train depuis la gare de Tarbes pour rejoindre Montréjeau et notre point de départ de cette seconde itinérance, nous avons eu la chance de rencontrer Marie HERVIEU, chef du service communication du Parc National des Pyrénées.

Nous lui avons posé quelques questions sur ses fonctions, le rôle du Parc National et comment elle conçoit la vie en harmonie avec son environnement.

Vous pourrez très bientôt retrouver ses réponses dans une vidéo à suivre !

Itinérance #1 | Photographies

Parce que les images valent parfois mille mots, voici quelques photographies pour donner à voir les lignes que vous venez de lire et surtout, sur cet environnement plein de vie et de nature que nous avons découvert sur les différents territoires qui composent la Bigorre.

Itinérance #1 | Quelques chiffres

0
journées d’itinérance
0
Kilomètres parcourus à pied
0
interview dans le cadre du projet Échos
0
espèces animales protégées aperçues

Échos | Pour aller plus loin